Difficile de choisir parmi pléthore de cabinets conseils, doutils " dernier cri " plus innovants ou pertinents les uns que les autres... Comment sy retrouver dans cette jungle du conseil ! La plupart évoquent la rationalité, lefficacité, lopérationnalité et se disent garants de la performance pour lentreprise...
Y a-t-il une véritable différence entre ces postulants ? Quelle valeur ajoutée des uns par rapport aux autres ? Quest-ce qui la justifie ?
La rencontre entreprise-consultant se transforme en " examen de passage " : les uns essaient de discerner tant bien que mal, le consultant qui sera efficace par rapport à leur problématique, les autres sont préoccupés de renvoyer limage de lexpert, le " sachant " qui résoudra tous les problèmes grâce à lutilisation dun " outil salvateur ". Plus la liste des outils, habilitations, accréditations est longue, plus certains consultants se sentent légitimes et invincibles... Mais quel est le fond véritable derrière tous ces " artifices " ? ... Marché de dupes où lon se donne lillusion que tout est contrôlable dans un monde en perpétuel mouvement où lincertitude nous fait " des pieds de nez " !
À la question : " quels outils utilisez-vous ? ", jai souvent listé, avec le sentiment dêtre la commerciale dune enseigne de bricolage. La question est légitime, entendable, compréhensible, mais elle est essentiellement centrée sur la forme... alors, que jai plutôt envie de répondre sur le fond. Jai donc parfois eu laudace de dire : " je nai pas doutils... mais jai plutôt une posture, et cest ce que jessaie de transmettre en entreprise... ". Je souhaite que lon me questionne sur mes engagements, mes croyances, mes certitudes et sur la manière dont je peux mettre les équipes en mouvement... au-delà des outils.
Quels sont les critères qui déterminent vos choix au moment où vous retenez un cabinet plutôt quun autre ? Est-ce la panoplie doutils du consultant ou sa manière dêtre en relation avec vous ?
Annie SIMOND
Manager autrement
Mon superviseur aime à dire : " que peut-on faire avec un marteau ? ". Il est aisé de répondre : " enfoncer des clous ". Certes, mais on peut aussi vous taper dessus, casser une vitre... et à quoi nous sert le marteau si on veut ôter des clous ? La métaphore nous emmène aux confins des limites de loutil. Quand ces outils ne sont pas habités, ils ne sont que techniques. Et que devient la technique quand elle na pas de sens ? Elle soublie. Loutil ne fait des merveilles que quand la main qui le manie sait ce quelle veut !
La problématique de lentreprise nest pas dacheter loutil à la mode (ou le mieux vendu), mais de travailler sur une intelligence de situation, sur une capacité de lensemble des acteurs à savoir sajuster en permanence aux nouveaux environnements, à renforcer des attitudes et comportements favorables à un climat de travail facteur de réussite durable...
Dans une période où même les prévisions économiques sont incertaines, le manque de confiance dans lentreprise saccroît. Que pensent les équipes de leurs managers et dirigeants " fardés de techniques " mais si vides de relation ? Leurs exigences changent et se tournent vers un besoin déquité, de respect et transparence. La " juste posture " des managers est primordiale et fortement attendue. Elle doit sappuyer sur des valeurs fondamentales exprimées au quotidien qui construisent la confiance.
Quelles sont les entreprises qui tirent leur épingle du jeu aujourdhui ? Celles qui sont sorties des " recettes toutes faites ", celles qui ont des hommes et des femmes, notamment des cadres dirigeants, qui ont décidé de sengager dans la relation, qui savent prendre du recul sur leur manière dêtre en relation et en tirer des enseignements pour laméliorer encore et toujours... qui ont compris les bénéfices de la remise en question. Ils donnent une âme à leur management, donc un souffle à leur équipe et favorisent ainsi sa mise en mouvement.
Ils ont une posture, au-delà des outils...
Humanime se donne cette ambition : amener les managers de tous niveaux à passer " dune méthode de management " à " la pratique humaine du management ".
Quelques basiques...
...pour favoriser une pratique humaine du management.
La posture : Attitude non seulement physique mais aussi relationnelle, attitude extérieure et intérieure dune personne en vue dun certain but. Attitude que lon choisit dadopter en fonction de la situation ou de la personne. Ce mot se distingue des compétences (exemples : compétences de diagnostic, dintervention... ). Cest une disposition du corps et de lesprit dans lexercice de sa profession (posture professionnelle). La " posture professionnelle " se caractérise par un certain état de vigilance quadopte le professionnel lorsquil exerce son métier. La posture comprend des éléments impalpables, plus difficiles à évaluer objectivement et pourtant bien réels. (extrait conférence ICF déc.2003 prononcée par François Delivré).
Des valeurs humaines fondamentales : La simplicité : lutilisation dun langage simple (exemple : parler de la complexité avec simplicité). Avoir la conscience juste de ses compétences ainsi que de ses limites.
La proximité : être accessible aux autres, quelque soit son propre niveau. Se montrer disponible de manière équilibrée. Etre proche des préoccupations du " terrain ".
Lauthenticité : être soi-même sans artifice, ni écran de fumée. Attitude naturelle et spontanée. Etre vrai.
La transparence : communication explicite de ses perceptions, attitudes et sentiments conscients. Communiquer ses impressions et expériences personnelles.
La congruence : le juste accord entre ce qui est éprouvé " au niveau des tripes ", ce qui est présent à la conscience, et ce qui est exprimé à son interlocuteur (selon Carl Rogers). Vérité, authenticité et transparence résultent de la congruence plutôt quils ne la définissent.
Bloc-notes
11 Juin 2009 : Humanime participe en tant que partenaire (stand 21) au Forum National organisé par lANACT sur le sujet de " la qualité de vie au travail " et plus particulièrement sur : la prévention du stress et des risques psychosociaux au travail.
Lieu : CNIT Paris La Défense.
Absentéisme : Secteur des services, croissance record avec un taux à 4,40% en 2007, santé (3,71%) , industrie (4%).
La région du Grand Est : palme de labsentéisme avec un taux de 5,05%
PME de moins de 250 salariés : première place des types dentreprises, avec un taux de 4,52%, grosses PME (3,42%),grands groupes (3,68%). Cette dernière statistique est à nuancer : " la taille de léquipe , la structuration des équipes, la communication interne de proximité et les qualités managériales des responsables déquipe sont autant de facteurs qui limitent labsentéisme des collaborateurs ". (source Alma consulting Group )